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	<title>Le NAWAK de Mom&#039;s &#187; Textes</title>
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		<title>La Tête dans Luc</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Jul 2010 19:03:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mom&#39;s</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dimanche. Réveil difficile. D&#8217;ailleurs je crois que je ne suis pas encore vraiment réveillé. Tiens, je suis encore habillé, et je pue la clope et l&#8217;alcool. J&#8217;ai dû picoler hier soir. Ce que me certifie mon foutu mal de crâne. Je me mets sur le bord du lit, la tête dans les mains. Putain&#8230; mais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><br/><br />
Dimanche. Réveil difficile. D&#8217;ailleurs je crois que je ne suis pas encore vraiment réveillé. Tiens, je suis encore habillé, et je pue la clope et l&#8217;alcool. J&#8217;ai dû picoler hier soir. Ce que me certifie mon foutu mal de crâne. Je me mets sur le bord du lit, la tête dans les mains. Putain&#8230; mais qu&#8217;est-ce que j&#8217;ai fait hier ? Ah ! Ça y est, j&#8217;avais tapé l&#8217;incruste dans une soirée, par interposition d&#8217;amis.</p>
<p>Je fouille mes poches. Rien, pas d&#8217;indice sur ce qui a pu se passer. Allez, vêtements au sale, et je file à la douche. Puis je prends un café. Et je commence petit à petit, malgré cette fichue gueule de bois, à me rappeler ce que j&#8217;ai fait hier.</p>
<p>Comme je l&#8217;ai déjà dit, hier, j&#8217;étais à une soirée. Mais ce que je n&#8217;ai pas dit, c&#8217;est que je m&#8217;y faisais royalement chier. Alors j&#8217;avais bu. Beaucoup. Et fumé. Pas que des cigarettes, je crois. Et j&#8217;avais erré dans tout l&#8217;appartement, histoire de trouver une quelconque occupation. Après avoir dérangé un couple qui baisait et deux trois couillons qui se cockaient, j&#8217;ai eu l&#8217;agréable surprise de trouver une pièce vide de gens avec, ô joie, une guitare, déesse salvatrice sur son piédestal. Un coup d&#8217;oeil à droite, un autre à gauche. Ni une, ni deux, je me rue sur elle pour réviser tranquillement mes « plonk-plonk » dans mon coin.</p>
<p>Et, alors que je ne pouvais plus quitter les lignes dessinées par les cordes sous peine de voir la maison tourner, un gars, que j&#8217;appellerais gentiment un connard, est arrivé m&#8217;importuner avec son vrai savoir musical qu&#8217;il s&#8217;est senti le devoir de me montrer pour bien me prouver que je ne suis qu&#8217;une merde, bien que j&#8217;étais déjà au courant :<br />
Hey, tu t&#8217;entraînes sur la pentatronique en ré-bécarre mineur ? (ou un truc dans le genre, j&#8217;en sais trop rien)<br />
Greuh, lui ai-je à peu près répondu&#8230;<br />
Tu pourrais la tenter en sol dièse pour un flow plus funk-jazzy&#8230;<br />
Re-greuh&#8230;<br />
Attends, je te montre.<br />
Sans me demander mon avis, il me vole la guitare des mains, ce qui manque de me faire tomber à la renverse (ou peut-être je suis tombé, je ne m&#8217;en rappelle plus), et se met à jouer. Voilà qu&#8217;il joue, à remplacer la magie hendrixienne de mes plink-plonk par des zwing, des dinguiling, et plein d&#8217;autres accords harmonieux et de mélodies endiablées.</p>
<p>Eh ! que je me souvienne bien&#8230; je n&#8217;avais rien demandé à personne, j&#8217;étais bien à jouer ma merde pour éviter de me faire chier dans cette soirée pourrie que je ne pouvais plus quitter (la faute étant que j&#8217;étais Sam, et que Sam avait trop bu pour conduire). Quel connard ! J&#8217;avais bien envie de lui sortir un « attends, attends, faut trop que je te montre un morceau », de lui reprendre la guitare que j&#8217;avais prise auparavant de plein droit, et de la lui éclater sur la gueule. Mais je ne sais plus ce que j&#8217;ai fait. Peut-être ai-je sombré sur place ou pleuré (ce qui veut aussi dire « sombrer sur place », mais de manière encore moins classe). J&#8217;en sais rien, saloperie d&#8217;alcool&#8230;</p>
<p>Brr ! Brr ! Voilà que mon mobile vibre&#8230; Une fois que je le retrouve, c&#8217;est-à-dire après avoir retourné mon studio sens dessus dessous, je peux lire le message « é ga tu mdwa 1 guitR », ce que je traduirai par « Eh ! Gars, tu me dois une guitare », et aussi par « Haha ! Ça y est, je me rappelle&#8230; Je me suis bien amusé finalement ».</p></blockquote>
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		<title>Salam, ou le destin d&#8217;un Bagdadi</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Jul 2010 22:59:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mom&#39;s</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Bagdad, juin 2008. Il était assis sur une chaise de la cuisine, un coude sur la table, tenant cette lettre à la main, l&#8217;enveloppe jetée à terre. Ses yeux pleuraient, confondant les larmes avec la sueur due à ce chaud mois de juin à Bagdad, tandis que ses lèvres pinçaient une cigarette dont il tirait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><br/><br />
<em>Bagdad, juin 2008.</em></p>
<p>Il était assis sur une chaise de la cuisine, un coude sur la table, tenant cette lettre à la main, l&#8217;enveloppe jetée à terre. Ses yeux pleuraient, confondant les larmes avec la sueur due à ce chaud mois de juin à Bagdad, tandis que ses lèvres pinçaient une cigarette dont il tirait nerveusement de malheureuses bouffées de nicotine.</p>
<p>C&#8217;était une lettre de menace, provenant d&#8217;une de ces centaines de milices qui pourrissaient de plus en plus la capitale depuis la « libération » américaine, « rappelant » qu&#8217;il était interdit à quiconque d&#8217;enseigner dans une école ou une université mixtes. Sous peine de mort. Ses promesses n&#8217;étaient évidemment pas en bois : deux semaines plus tôt, le coiffeur d&#8217;en bas avait été retrouvé assassiné, parce qu&#8217;il rasait aussi les barbes, et qu&#8217;une autre milice, opérant dans le même quartier, avait décrété qu&#8217;être barbier, c&#8217;était aussi être infidèle.</p>
<p>C&#8217;en était trop. Il avait déjà réussi, pendant les deux dernières années de la dictature, à fuir Bassora, la ville de son enfance, pour Qom puis Téhéran en Iran où, malgré tout ce que pouvait prétendre la communauté internationale, il se sentait bien plus en démocratie que sous le régime Baas, mais où, après ces sales guerres, il n&#8217;en pouvait plus d&#8217;être irakien. Et voilà qu&#8217;il devait recommencer. Ailleurs, loin, pour oublier cet Orient dont il ne supportait plus le parfum de haine, de sang, de guerres incessantes, de lois infondées du tout-venant armé, à des années-lumières de la gloire arabe passée qu&#8217;il aimait tant enseigner à ses élèves, à l&#8217;exact opposé de son nom, Salam, La Paix, qu&#8217;avaient choisi ses parents dans l&#8217;espoir que lui ne connaîtrait pas les malheurs qu&#8217;eux subissaient.</p>
<p>Ce soir-là, il n&#8217;avait plus d&#8217;énergie que pour pleurer. Le lendemain, il irait demander un visa touriste pour l&#8217;Europe. Le jour suivant, il trouverait un juge et un imam pour divorcer, puisqu&#8217;il aimait trop sa femme pour la laisser vivoter sans avenir à ses côtés, et parce qu&#8217;elle, au moins, avait encore le droit de croire en sa patrie. Quelques jours après, il rassemblerait secrètement ses élèves pour leur dire la vérité et qu&#8217;il avait adoré ces temps passés avec eux. Certains seraient tristes, d&#8217;autres ne recevraient la nouvelle que comme un nouveau mauvais coup du destin parmi tant d&#8217;autres auxquels ils devaient faire face chaque jour. Et il lui resterait une semaine à errer d&#8217;hôtel en hôtel afin d&#8217;échapper au possible à la mort en attendant le départ pour Londres, puis Stockholm.</p>
<p><br/><br />
<em>Stockholm, juin 2010.</em></p>
<p>Salam était assis sur la seule chaise de la pièce qui lui servait de studio, accoudé à la petite table en contre-plaqué, une lettre dans une main, un briquet dans l&#8217;autre, qu&#8217;il n&#8217;a pas encore eu le courage de monter à sa bouche pour y allumer la cigarette qui manquait de tomber. Ses yeux étaient embués de larmes, mais il n&#8217;avait même plus la force de les faire couler.</p>
<p>C&#8217;était une lettre de fin de droit, un avis d&#8217;expulsion faussement déguisé, à peine désolé. Il devait quitter le pays sous peine d&#8217;être hors-la-loi. Car on estimait que son pays était libéré et que sa demande d&#8217;asile n&#8217;était pas fondée. On sous-entendait qu&#8217;il avait peur parce que son pays renaissait et que l&#8217;Irak avait besoin de lui pour se reconstruire.</p>
<p>Pourtant, il avait choisi la Suède parce qu&#8217;il avait entendu dire que c&#8217;est là qu&#8217;il avait le plus de chance à la fois d&#8217;être accepté et de trouver une communauté qui saurait l&#8217;aider. Il s&#8217;était plié à toutes les requêtes, il avait effectué les demandes légales, il avait trouvé du travail et subvenait ainsi lui-même à ses besoins, il avait commencé à apprendre et maîtriser un peu la langue.</p>
<p>Rien. C&#8217;était tout ce qu&#8217;il restait de ses espoirs. Maintenant qu&#8217;il avait enfin aperçu la paix, les belles voitures, les sourires heureux, les femmes qui n&#8217;hésitaient pas à se montrer plus désirables les unes que les autres, et surtout tous ces gens libres de parler, de s&#8217;habiller, loin de la peur et de la misère, il n&#8217;avait plus le droit que d&#8217;accepter l&#8217;offre généreuse de retourner parmi les siens. Ou le choix de transgresser, de rejoindre la rue et les sans-papiers.</p>
<p>Plus tard, parce que Salam préférait côtoyer le rêve sans le toucher que repartir là où la mort l&#8217;attendait, tous ceux qui l&#8217;avaient connu avant ce jour n&#8217;auraient plus de ses nouvelles, jusqu&#8217;à ce que peut-être le destin ou la malchance le retrouve dans son enfer où le monde l&#8217;avait poussé à aller pour le remettre dans celui où certains préféreraient qu&#8217;il soit.</p></blockquote>
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		<title>Un jour comme un autre, là-bas</title>
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		<pubDate>Mon, 10 May 2010 20:33:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mom&#39;s</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Elle pose son panier à linge fraîchement lavé sur le sol pour plonger à son tour dans la rivière, pour oublier un peu la moiteur et la chaleur étouffantes et se reposer un peu de cette journée éreintante. Et alors qu&#8217;elle se frotte le corps, elle observe le reflet de son visage vieilli par le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Elle pose son panier à linge fraîchement lavé sur le sol pour plonger à son tour dans la rivière, pour oublier un peu la moiteur et la chaleur étouffantes et se reposer un peu de cette journée éreintante. Et alors qu&#8217;elle se frotte le corps, elle observe le reflet de son visage vieilli par le temps et taillé par la misère.<br />
Elle pleure doucement, imperceptiblement, sans bruit, mêlant ses larmes à l&#8217;eau dont elle s&#8217;asperge le visage. Comme hier, comme avant-hier, et surement comme demain. Elle pleure cette jeunesse qu&#8217;elle n&#8217;a jamais connue. Cette vie qu&#8217;elle passe à servir un mari absent, parce qu&#8217;il part chercher de l&#8217;argent dont elle ne voit jamais la couleur. Ces matinées à se lever avant l&#8217;aurore pour préparer le réveil de Monsieur en grandes pompes, et des enfants pour les choyer un peu avant que l&#8217;âge adulte ne les rattrape. Ces journées à travailler aux champs et à toutes les tâches de la maison. Elle pleure.<br />
Puis elle sort de l&#8217;eau, se rhabille sans se sécher, pour pleurer encore un peu sans que l&#8217;on ne puisse rien voir. Et elle rentre, en murmurant quelque prière de son opium de religion, demandant à sa divinité fétiche un parfum de bonheur, égarant ainsi son esprit dans des rêveries qui lui redessinent un merveilleux sourire. </p>
<p>Ce soir, encore, elle finira maintes autres tâches ménagères, nourrira ses enfants avec ce qu&#8217;il reste de ce que son mari a su leur rapporter la veille, puis les couchera. Et elle attendra son homme, jusqu&#8217;à tard s&#8217;il le faut. Il arrivera au moment où elle somnolera, assise en tailleur, contre le mur, près de la porte. Il sera plein d&#8217;alcool et vide d&#8217;amour, parce qu&#8217;il aura voulu s&#8217;amuser de son si peu d&#8217;argent gagné aujourd&#8217;hui en se soûlant au bordel. Alors elle feindra de ne rien voir, de ne rien sentir, de ne rien savoir, et récupérera le sac si peu plein de victuailles. Elle feindra même la reconnaissance à son mari. Parce qu&#8217;elle n&#8217;a pas le choix. Parce qu&#8217;elle ne connaît pas d&#8217;autre choix.<br />
Et elle ira tenter de rêver pendant les quelques heures de sommeil qui lui sont accordées avant de tout recommencer demain&#8230;</p></blockquote>
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		<title>A propos d&#8217;Ervé</title>
		<link>http://lenawakdemoms.com/blog/2010/04/a-propos-derve/</link>
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		<pubDate>Mon, 12 Apr 2010 22:22:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mom&#39;s</dc:creator>
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		<description><![CDATA[A chaque fois que je le voyais, on se mettait à traîner dans les rues et les bars et on refaisait le monde. De tous les gens que je connais, personne n&#8217;en a jamais dit du mal. Et d&#8217;aucuns n&#8217;avait avec lui passé de longues soirées à s&#8217;ouvrir leurs pensées l&#8217;un à l&#8217;autre, grâce à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><br/></p>
<blockquote><p>A chaque fois que je le voyais, on se mettait à traîner dans les rues et les bars et on refaisait le monde.<br />
De tous les gens que je connais, personne n&#8217;en a jamais dit du mal. Et d&#8217;aucuns n&#8217;avait avec lui passé de longues soirées à s&#8217;ouvrir leurs pensées l&#8217;un à l&#8217;autre, grâce à cette confiance instantanée et de qualité que l&#8217;on ne trouve que chez de tels êtres chers.<br />
<br/><br />
Mais voilà qu&#8217;il y a huit mois, une fleur, celle que décrivait Vian, a germé dans ses poumons. Personne, pas même les plus éminents spécialistes, ne pouvait rien faire pour lui arracher cette mauvaise herbe. Chacun ne pouvait plus que lui éprouver de la sympathie émue et sincère.<br />
Les athées râlaient, les croyants priaient, tous, nous étions emplis de chagrin, tandis qu&#8217;il se retrouvait seul à lutter contre l&#8217;inconnu et l&#8217;inéluctable.<br />
Certains jours, il était plus fatigué que jamais, d&#8217;autres il retrouvait une force puisée d&#8217;on ne sait où, ce qui nous donnait à tous un sourire embué de larmes et de malheureux espoirs.<br />
<br/><br />
Rapidement, il nous mit en garde que malgré tout ce qu&#8217;il tenterait, il devra se battre, à un moment donné, contre l&#8217;ange de la mort.<br />
L&#8217;ange, ce démon, est venu lui rendre visite cette nuit, pour ne laisser de nous que nos yeux pour pleurer, et de lui qu&#8217;un corps prêt à devenir cendres.</p></blockquote>
<p><a class="a2a_dd addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save?linkurl=http%3A%2F%2Flenawakdemoms.com%2Fblog%2F2010%2F04%2Fa-propos-derve%2F&amp;linkname=A%20propos%20d%26%238217%3BErv%C3%A9"><img src="http://lenawakdemoms.com/blog/wp-content/plugins/add-to-any/share_save_171_16.png" width="171" height="16" alt="Share/Bookmark"/></a> </p>]]></content:encoded>
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		<title>Les voleuses de pages</title>
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		<comments>http://lenawakdemoms.com/blog/2010/03/les-voleuses-de-pages/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 28 Mar 2010 00:51:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mom&#39;s</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il y a un livre blanc qui me raconte. Je n’en étais pas conscient au début, alors on y écrivait pour moi, tout en m’apprenant à le lire. Petit à petit, mes envies me soufflaient des idées. Jusqu’à ce que celle de me dépasser me donna des crayons de toutes les couleurs et des ailes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><br/></p>
<blockquote><p>
Il y a un livre blanc qui me raconte. Je n’en étais pas conscient au début, alors on y écrivait pour moi, tout en m’apprenant à le lire.<br />
<br/>Petit à petit, mes envies me soufflaient des idées. Jusqu’à ce que celle de me dépasser me donna des crayons de toutes les couleurs et des ailes pour écrire moi-même dans mon livre blanc.<br />
<br/>Et je me mis à griffonner, à raturer, sans arrêter de tourner ces pages devenues roses, rouges, vertes bleues… quand bien même je ne savais jamais combien de pages m’étaient destinées.<br />
<br/>Au fil des jours, mes envies me présentèrent leurs amours : mes projets. Qui sont devenus mes amis. Naturellement, j’en fréquentais certains plus que d’autres, et nous écrivions beaucoup ensemble, le reste s’éloignant de ma vue peu à peu.<br />
<br/>Mes amis changeaient avec le temps, et on écrivait beaucoup moins. Sans compter qu’une certaine paresse me volait nombre de crayons. Puis j’ai rencontré la déprime, qui m’a présenté sa jumelle, la routine. D’ailleurs je ne sais plus vraiment laquelle des deux m’a salué la première.<br />
<br/>Elles m’ont donné un stylo, noir, « inusable », et une idée, noire, « inusable ». Je n’avais qu’à recopier, recopier, et recopier. Et depuis ce temps, elles me tiennent compagnie, me promettent que je ne serai plus jamais seul.<br />
<br/>Mais tandis que je fume et me soûle avec l’une, l’autre arrache quelques précieuses pages blanches. M’en reste-t-il assez pour écrire encore quelques lignes avec mes vieux amis ? Je n’en ai toujours pas la moindre idée. Alors, aujourd’hui, j’en suis à chercher des excuses pour que les deux sœurs me laissent un peu de ce temps qu’elles me volent, que je puisse retrouver mes bons vieux copains et refaire le monde avec eux.<br />
<br/>En attendant, je remplis des pages de vide, et elles vident mon livre de pages…
</p></blockquote>
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		<title>Entre Adultes consentants</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Mar 2010 22:44:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mom&#39;s</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Tout en vrac]]></category>
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		<description><![CDATA[Boîte de nuit. Des hommes, des femmes. Un homme, une femme. Un autre homme : « Excusez-moi, mais j’ai furieusement envie de danser avec vous… » Elle glousse d’étonnement, balance son regard d’un homme à l’autre, puis accepte en tendant son verre au premier. Et se laisse entraîner sur la piste, tandis qu’il lui tient [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Boîte de nuit.<br />
Des hommes, des femmes.<br />
Un homme, une femme.<br />
Un autre homme : « Excusez-moi, mais j’ai furieusement envie de danser avec vous… »<br />
Elle glousse d’étonnement, balance son regard d’un homme à l’autre, puis accepte en tendant son verre au premier.  Et se laisse entraîner sur la piste, tandis qu’il lui tient la main gauche.<br />
La main gauche. Cette fameuse main qui comme chaque soir porte l’alliance.<br />
- Vous aurais-je volée à votre mari ?<br />
- Pardon ? feint-elle de ne pas entendre.<br />
Sa main gauche tique. A lui aussi. Alors elle sourit, s’approche :<br />
- Ce n’était qu’un inconnu. Ce soir, je suis là pour m’amuser. Et votre femme ?<br />
- Ah ! ma femme… elle fait bien ce qu’elle veut, ce soir. J’ai rangé ma jalousie dans un tiroir.<br />
- J’espère qu’elle aura rangé la sienne de même.<br />
Et ils dansent, se rapprochent encore pour ne rien se dire.<br />
Et ils dansent, se touchent du front, retrouvent l’un et l’autre l’ivresse des jeunes amours frivoles, sans parvenir à briser le fer de leurs alliances.<br />
- Voulez-vous m’accompagner au fumoir ?<br />
- Euh… c’est-à-dire que je ne fume pas, mon cher&#8230;<br />
- A vrai dire, moi non plus, mais on s’y entendrait mieux parler.<br />
Pourtant, quelques instants plus tard, il sort une cigarette. Il ne fume pas vraiment, certes, mais il lui semble que cette cigarette lui donne une certaine assurance. Elle lui en prend une, elle aussi. Apparemment, sa contenance à elle est plus vite rehaussée, puisqu’elle prend cette fois l’initiative de la discussion : « Alors, monsieur le timide, aimez-vous le vice à ce point pour aborder une femme mariée, ou bien cherchez-vous à dédouaner votre conscience en voyant une femme céder aux mêmes caprices que vous ? »<br />
Un silence amusé et gêné pèse. Ils se regardent droit dans les yeux, un sourire en coin. « Peut-être aussi qu’en abordant une femme mariée, je prends moins le risque d’aller plus loin que quelques pas de danse, puisqu’il est plus difficile au moins pour l’un des deux de… »<br />
Elle éclate de rire : « Non, non, non, trouvez autre chose ! »<br />
- Peut-être… peut-être que je n’étais là que pour accompagner quelques amis célibataires, et que le hasard, ou la providence, a voulu que vous soyez la seule à ne pas me laisser indifférent.<br />
- Hmm… C’est mieux ! Je ne sais pas encore si je vous crois, mais j’aime à l’entendre.<br />
- Pourquoi ne pas me croire, alors ?<br />
- Je ne sais déjà pas pourquoi j’ai accepté aussi vite votre invitation osée, alors j’ai besoin de mener un peu la danse !<br />
- Et si l’on s’arrêtait de danser pour discuter un peu ?<br />
- Très bien, alors, discutons, monsieur… Monsieur ?<br />
- Monsieur comme vous, tu le sais bien…</p></blockquote>
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		<title>Chapitre un</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Feb 2010 20:57:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mom&#39;s</dc:creator>
				<category><![CDATA[Textes]]></category>
		<category><![CDATA[Tout en vrac]]></category>
		<category><![CDATA[aventure]]></category>
		<category><![CDATA[écriture]]></category>
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		<category><![CDATA[stylo]]></category>
		<category><![CDATA[texte]]></category>

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		<description><![CDATA[Café. Clope. Il tournait en rond tandis que sa tête s’emplissait de vide. Soudain l’illumination le fit se ruer prendre une feuille et un stylo. Ça y était. L’inspiration avait fait son œuvre. L’idée était là, merveilleuse. Il n’y avait plus qu’à y mettre la forme. Mais voilà que la page blanche, cette catin, l’interrogeait, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Café. Clope. Il tournait en rond tandis que sa tête s’emplissait de vide. Soudain l’illumination le fit se ruer prendre une feuille et un stylo. Ça y était. L’inspiration avait fait son œuvre. L’idée était là, merveilleuse. Il n’y avait plus qu’à y mettre la forme.<br />
<br/><br />
Mais voilà que la page blanche, cette catin, l’interrogeait, infusant le doute : « Es-tu sûr d’avoir l’idée ? Sauras-tu avoir les mots ? Oseras-tu me dépuceler sans faire tache ? »<br />
Alors s’écoulaient les minutes sans qu’il ne sût y griffer une seule lettre, engagé qu’il était dans son duel contre elle.<br />
<br/><br />
Il faudra pourtant vaincre, pensait-il. Le jeu en vaut la chandelle. L’histoire est magnifique. On en pleurera, on en rira, on s’en souviendra, on en parlera et on en reparlera, on la lira et la relira&#8230; Même, le seul voyage de l’écriture sera grandiose.<br />
<br/><br />
Alors il libéra sa plume de son capuchon protecteur et l’approcha lentement de l’effrontée immaculée. Et il inscrivit : « Chapitre un », signant ainsi son engagement à écrire, son droit à raturer et à reformuler encore et encore, la prochaine dégradation de sa santé à fumer toutes ces cigarettes et boire tous ces cafés pour écarter la fatigue de ses nuits blanches devant l’inspiration.<br />
<br/><br />
« Chapitre un ». Une agression de la page blanche qui le hantera tant qu’il n’aura pas gagné la bataille du mot « fin ».<br />
<br/><br />
Café. Clope. L’aventure venait de commencer.
</p></blockquote>
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		<title>Il court, il court, le temps</title>
		<link>http://lenawakdemoms.com/blog/2010/01/il-court-il-court-le-temps/</link>
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		<pubDate>Fri, 29 Jan 2010 23:29:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mom&#39;s</dc:creator>
				<category><![CDATA[Textes]]></category>
		<category><![CDATA[Tout en vrac]]></category>
		<category><![CDATA[argent]]></category>
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		<category><![CDATA[courir]]></category>
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		<category><![CDATA[poesie]]></category>
		<category><![CDATA[projet]]></category>
		<category><![CDATA[temps]]></category>
		<category><![CDATA[texte]]></category>

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		<description><![CDATA[La pile de projets l’attend Pendant qu’il court après le temps Alors il comprend Ses projets veulent de l’argent La pile de projets l’attend Pendant qu’il court après l’argent Qui court après le temps Qui lui jamais n’attend Il rattrape un peu l’argent Pour mieux courir après le temps Ce temps très éreintant Qui lui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><br/></p>
<blockquote><p>La pile de projets l’attend<br />
Pendant qu’il court après le temps<br />
Alors il comprend<br />
Ses projets veulent de l’argent</p>
<p>La pile de projets l’attend<br />
Pendant qu’il court après l’argent<br />
Qui court après le temps<br />
Qui lui jamais n’attend</p>
<p>Il rattrape un peu l’argent<br />
Pour mieux courir après le temps<br />
Ce temps très éreintant<br />
Qui lui jamais n’attend</p>
<p>Et il s’en va se reposant<br />
Prendre un peu de bon temps<br />
Tandis que pendant ce temps<br />
La pile de projets l’attend
</p></blockquote>
<p><br/><br />
Ces lourdes rimes écrites, sachez que la mention &#8220;éternellement en construction&#8221; n&#8217;est pas qu&#8217;une blague. Je travaille activement, à coup de cinq minutes par semaine, à relooker ce site bien moche et bien bugué. Pour vous le prouver, j&#8217;ai remis un peu d&#8217;ordre dans la page de liens (allez donc jeter un oeil en haut à droite&#8230; après avoir éventuellement posé un commentaire. Eventuellement&#8230;)</p>
<p>A la semaine prochaine. J&#8217;espère&#8230;</p>
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		<title>Dur réveil</title>
		<link>http://lenawakdemoms.com/blog/2010/01/dur-reveil/</link>
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		<pubDate>Thu, 14 Jan 2010 19:59:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mom&#39;s</dc:creator>
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		<category><![CDATA[poesie]]></category>
		<category><![CDATA[reveil]]></category>
		<category><![CDATA[texte]]></category>

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		<description><![CDATA[Soudain résonne comme un volcan Quand la lune s’éteint Teint blafard Fard à joue Fard à paupières Phare Mon phare Qui me guide vers sa lumière alors que je me noie dans mon sommeil Alors je me lève pour voir s’en aller ma belle de jour Un jour Une nuit S’inversent les rôles Un Deux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>
Soudain résonne comme un volcan<br />
Quand la lune s’éteint<br />
Teint blafard<br />
Fard à joue<br />
Fard à paupières<br />
Phare<br />
Mon phare<br />
Qui me guide vers sa lumière alors que je me noie dans mon sommeil<br />
Alors je me lève pour voir s’en aller ma belle de jour</p>
<p>Un jour<br />
Une nuit<br />
S’inversent les rôles</p>
<p>Un<br />
Deux<br />
Trois<br />
Cent baisers de nuit<br />
Une<br />
Deux<br />
Trois fois le réveil sonne<br />
Un<br />
Deux<br />
Trois<br />
Mille baisers de jour<br />
Mais je dois laisser ma belle de nuit</p>
</blockquote>
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		<title>Bonne année !</title>
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		<pubDate>Sun, 03 Jan 2010 14:43:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mom&#39;s</dc:creator>
				<category><![CDATA[Textes]]></category>
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		<description><![CDATA[Un jour apparemment comme un autre, on se lève, difficilement, les batteries vides. Comme le téléphone. On remonte alors les souvenirs pour s’y retrouver. Mais oui, c’était la fête, le réveillon, les appels et les messages pour se souhaiter une bonne année ! N’était-ce pas finalement une soirée comme une autre après laquelle on se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un jour apparemment comme un autre, on se lève, difficilement, les batteries vides. Comme le téléphone. On remonte alors les souvenirs pour s’y retrouver. Mais oui, c’était la fête, le réveillon, les appels et les messages pour se souhaiter une bonne année !</p>
<p>N’était-ce pas finalement une soirée comme une autre après laquelle on se retrouve complètement dans le gaz pendant au moins une journée ? Sûrement. Avec toute cette amertume des jours inchangés et du mal de tête.</p>
<p>Mais on s’est promis mille bonheurs, du renouveau, de l’amour… sans autre raison qu’une page tournée dans l’agenda ou que le changement de calendrier, et parce que cela fait un an que l’on ne s’est pas rassemblé pour se les souhaiter de bon cœur.</p>
<p>Alors merde au mal de tête et à la mauvaise humeur, on va se lever du bon pied, recharger les batteries et échafauder des plans pour s’engager dans les nouveaux projets. On va peut-être même prendre avec le sourire les « meilleurs vœux » des cons en les leur souhaitant également, sincèrement, tellement on espère qu’ils le soient moins, cons.</p>
<p>Bonne année, let’s rollin’ : merde aussi à la grippe A, bises à tous…<br />
<br/><br />
Mom’s.</p>
<p>PS : Vous noterez que ce texte, à part pour le coup de la grippe A, sera tout à fait adaptable pour l’année prochaine. Comme quoi on en apprend tous les jours grâce à notre président…</p>
<p><a class="a2a_dd addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save?linkurl=http%3A%2F%2Flenawakdemoms.com%2Fblog%2F2010%2F01%2Fbonne-annee%2F&amp;linkname=Bonne%20ann%C3%A9e%20%21"><img src="http://lenawakdemoms.com/blog/wp-content/plugins/add-to-any/share_save_171_16.png" width="171" height="16" alt="Share/Bookmark"/></a> </p>]]></content:encoded>
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