Recette dramatique de l’inspiration
Pour avoir un peu d’inspiration, trouvez un de ces moments où votre raison déraisonne, et laissez-vous guider par votre folie en saisissant ce que vous voudrez bien prendre et trouver sous la main : une toile de certaines dimensions, des pinceaux et de la peinture pour un artiste-peintre, une feuille et un stylo pour un écrivain, un ordinateur pour un développeur qui ne lâche de toute façon pas un seul instant son précieux amant, des casseroles, des fourneaux et des mets divers pour un cuisinier, et ainsi de suite tous les outils pour tous les artistes que nous sommes.
Ne vous fiez pas aux apparences, cette recette est cordon-bleu : le bon moment n’est pas facile à déceler, même si c’est justement celui où vous sentirez se manifester votre alter-ego, qui sait et ose faire tout ce que vous vous interdisez même de penser.
Aussi, pour parfaire cette recette, il convient de vous révéler l’ingrédient secret qui vous ouvrira les portes de l’imagination. Apprenez seulement à appeler cet alter-ego qui sommeille en vous.
Si vous comptez rester heureux et en bonne santé, restez-en là de votre lecture et ne travaillez plus votre propre inspiration que par les précédents paragraphes. Si toutefois vous n’avez pas froid aux yeux, alors savez-vous peut-être déjà que cette rencontre merveilleuse avec votre « vous parfait » est cet instant de flottement où malgré tout ce qui vous entoure, vous vous retrouvez seul avec vous-même à refaire le monde selon vos rêves.
Pour ce faire, fatiguez-vous et omettez de dormir, fumez, buvez, lisez de quoi être triste (l’actualité, par exemple), créez-vous des problèmes si vous n’en avez pas déjà, ou isolez-vous loin de vos amis et de vos amours jusqu’à en pleurer de solitude, ou encore faites tout cela à la fois pour trouver, du plus profond de vos âme et corps, par la rage de votre désespoir, cette goutte de bonheur perdue qui saura inonder votre création… à condition évidemment que ce bonheur ne chasse pas votre schizophrénie d’un revers de jouissante oisiveté.
Mom’s

Le malheur comme source d’inspiration, du moins comme catalyseur : ça semble tout à fait plausible.
Sans être forcément malheureux, ce sont souvent les aspects négatifs qui forment l’argument des oeuvres qu’on aime apprécier. Et là les exemples abondent, et Jack London parmi d’autres (Martin Eden).
L’intérêt étant que cela reste une méthode comme tu le dis : s’il y a une recette pour arriver à l’état voulu à volonté c’est tout bon !
Mais selon Rabelais l’alcool aussi est un bon générateur d’état propice !
Aussi ai-je écrit “buvez”, au début du dernier paragraphe… Ceci dit, l’alcool est bon pour avoir les idées, peut-être, mais moins pour les exprimer ^^
Moi je dois définivement pas être assez malheureuse pour être créative. Ca me désespère un peu mais en même temps, c’est peut être pas un mal… en fait j’en sais rien. Conclusion: Imagination = 0 Snif…
@Aurélie: mais si ça te désespère un peu, c’est que tu as déjà un peu d’inspiration, c’est finalement pas si dramatique que ça ;-) Et je donne la “recette dramatique”, mais il doit bien y en avoir une normale…
- être créatif c’est être malheureux
- être créatif apporte le bonheur
–> être malheureux c’est être heureux !
Ou : la parcelle de yin autorise l’existence du yang !
;-)
@sissou: je commencerais par “être malheureux c’est être créatif”, pour respecter la transitivité d’un syllogisme :P Mais m’est avis que la formulation en yin et yang est tout de même plus correcte.
:’(
@N’ouss: pourquoi tu pleures ? Tiens, tu ne t’en vas pas, cette fois ?
J’avais juste eu un moment d’inspiration
N’ouss s’en va comme toujours, elle s’en va écrire dessiner… (ouais j’ai cours d’espagnol xD)