Sacré Raymond
Le lendemain de la mémorable demande en mariage, à l’antenne et en direct, de Raymond D. alors qu’il venait lamentablement de se faire éliminer de l’Euro 2008, je n’ai pu m’empêcher d’imaginer la scène une fois rentré chez lui…
Rentré plus tôt, Raymond avait pris soin de se parfumer, se refaire une beauté, de poser la bague entre les deux chandelles qui illuminent le fabuleux repas préparé et livré plus tôt par un traiteur de luxe. Alors qu’il était encore complètement perdu dans les nuages de ses illusions et de ses désillusions, à cheval entre le rêve et la réalité, celle qu’il croit être sa future femme franchit le seuil de la porte. Il commença timidement :
– Bonsoir, chérie…
– Bonsoir, fit-elle sèchement, sans même le regarder.
Elle posa ses affaires brutalement. Il tenta de l’inviter à le rejoindre, mais elle enchaîna :
– J’ai pas faim.
– C’est pas grave, viens, assieds-toi.
– Non ! J’ai envie de vomir. Soirée pourrie!
– Quoi ? Comment ?
– Quoi, quoi, comment ? Putain de merde ! Tu fais de la merde du début à la fin, tout le monde te fume, et toi ? Tu fais quoi ? Tu rappelles à tout le monde qu’on est ensemble ? En me demandant en mariage en plus ? Putain, mais quel con, çui-là !
– Mais enfin, chérie, faut pas confondre le foot et les sentiments…
– Ouais ben dans ce cas fallait pas commencer ! Putain ils ont pas arrêté de se foutre de ma gueule dans les coulisses, trop la honte ! Je veux plus te voir, connard !
– Et ma demande en mariage, alors ?
– Ce soir, tu dors dans la chambre pour amis ! Demain, je vais chez ma mère… avec les enfants ! De toute façon c’est pas les tiens, autant que tu le saches.
– D’accord, chérie.
– ET Y’A PLUS DE CHERIE QUI TIENNE ! ! ! !
Elle alla, dans un claquement de porte, s’enfermer dans la salle de bains, dans l’espoir vain d’apaiser sa colère. Lui alla manger tranquillement avant d’aller se coucher dans la chambre d’amis.Le lendemain matin, un proche appela Raymond pour prendre de ses nouvelles. Il se réveilla, décrocha le combiné :
– Salut, Raymond, tu vas bien ? Ça s’est bien passé avec ta femme ?
– Oh! tu sais, je pense que j’ai très bien joué, j’ai montré tout ce que je savais faire. L’adversaire était plus coriace. Bon, ça m’aura permis de savoir ce qu’est une compétition de très très haut niveau. Oui j’ai quand même un regret, je reconnais avoir fait une erreur, même si on me reproche souvent que je ne reconnais pas mes erreurs, c’est une erreur de communication. J’aurais dû me persuader que l’Euro n’était qu’un avant-goût de la prochaine coupe du monde.
– Un avant-goût? Ben j’espère qu’elle finira par t’épouser, sinon ça promet pour 2010. Bon je vois que tout va bien, salut !
– Merci, salut !
Il raccrocha et se rendormit, son visage dessinant un sourire serein.Mom’s

Hello,
j’aime bien ton blog que je viens incessament sous peu de découvrir. Les dessins au début me font rappeler Gotlib (si si, c’est vrai) mais on sent tout de même ton âme rôder sur ces fresques venu de l’éternel. En ce qui concerne Raymond, je vais me permettre de critiquer (et là je t’entends dire, critique, critique dans une litanie digne des inconnus quand ils chantent reviens, reviens). Premièrement, trop d’adverbe. Temporise. Secondairement il va falloir évoluer dans ton humour et là je sens l’âme de ta frangine, la petite. Je ne parle pas de la grande dont l’humour est digne d’un clown mort et enterré. Il y a du trop de quelque chose, de quoi je ne pourrais pas te le dire; cependant le style y est, on a envie de lire et ce n’est pas plombant. Enfin j’arrête parce que c’est moi qui est lourde et je t’envoie des bisous virtuelles.
@Samsara (puisque de toute façon, t’es la seule à commenter ici): je suis pas sûr d’avoir tout compris mais bon, pour les adverbes, hors ceux du type “demain” ou “très”… j’en compte 5. Je crois que ce qui peut déranger, c’est que je mets beaucoup de mots en “-ement” dans la narration. Je prends note ;-)
Bises.
Hey !
Pas mal le texte…!!!
J’adore la fin ! Le mec trop dans le foot !
Non, franchement c bien pour un premier article ;)
xD